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Don d’organes et de tissus, un lien qui nous unit tous

lundi 24 octobre 2022, par Mme MARTIN

Une action dans le cadre du parcours de santé et du parcours citoyen.

Mercredi 19 octobre, deux jours après la journée mondiale du don d’organes et de la greffe, tous les élèves de 3ème du collège ont bénéficié d’une action de sensibilisation sur le don du sang, le don d’organes et de tissus humains.

L’objectif est d’informer et de sensibiliser les élèves sur cette thématique et de les amener à s’exprimer, à échanger entre eux et dans leur famille sur des gestes de générosité, incontournables dans la vie d’un citoyen, et à prendre position.

Il s’agit également d’enrichir les cours de SVT par un moyen d’apprentissage différent et complémentaire, passant par les témoignages de greffés et/ou de donneurs et par les expertises de partenaires extérieurs bénévoles, qui favorisent la curiosité et les échanges avec les élèves.

Les intervenants de France Adot 71 ont répondu à différentes questions sur le don d’organes et la greffe.

A quoi servet le don d’organes et la greffe ?

Une greffe consiste à remplacer un organe malade par un organe sain appelé greffon. Cela permet d’améliorer et de prolonger la vie des personnes atteintes par diverses pathologies qui nécessitent des traitements lourds (insuffisances rénales ou cardiaques, mucoviscidose…).

Quand peut-on prélever un organe ?

On prélève un organe quand une personne est en état de mort cérébrale, souvent suite à un traumatisme où un accident vasculaire. Ce n’est pas un coma, il n’y aucun espoir de réanimer la personne qui est placée sous respiration artificielle afin d’obliger le cœur à battre et de maintenir les organes en bon état de fonctionnement dans l’attente du prélèvement.

Quels organes peut-on prélever ?

Il est possible de prélever et de greffer les reins, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas, des parties de l’intestin. On peut aussi prélever des tissus : os, artères, valves cardiaques, veines tendons, ligaments, cornée.
Il est possible de déterminer les organes qu’on veut donner et ceux que l’on ne veut pas voir prélever.

Peut-on donner un organe de son vivant ?

Oui, cela concerne surtout le rein. Il faut être majeur, volontaire, en bonne santé et le don doit s’adresser à un proche compatible (groupe sanguin, morphologie).

Quels sont les principes de la loi de bioéthique ?

Le don d’organes et la greffe sont strictement encadré par la loi. Plusieurs principes doivent impérativement être respectés :
- respect du corps humain : le corps du mort est traité comme celui d’un vivant.
- sécurité sanitaire : on respecte les conditions d’hygiène afin de ne pas faire prendre de risques aux receveurs.
- gratuité : égalité du droit à la santé et effet dissuasif sur le trafic d’organes.
- anonymat : pas de lien possible entre la famille du donneur et les receveurs.

Les intervenants ont également expliqué le principe du consentement présumé : toute personne est considérée comme donneuse potentielle, à moins qu’elle ne se soit inscrite sur le registre national des refus (possible dès treize ans). Faire don de ses organes est une démarche citoyenne et solidaire, mais qui ne peut pas être prise à la légère, on ne doit pas prendre sa décision sans être informé correctement au préalable. Un enfant mineur peut être donneur, avec l’accord de ses parents.

Outre les informations scientifiques, la sensibilisation a aussi été l’occasion pour les élèves d’écouter le témoignage de Georges Rollin, président d’Adot 71. Il raconte comment sa vie a basculé il y a vingt-trois ans et comment une chaîne humaine impressionnante s’est organisée autour de lui pour une greffe du cœur. Depuis, il n’a de cesse de clamer la chance qu’il a de « vivre pour deux » grâce à ce don qui l’a sauvé.

Avec Sylvette Grosbost, vice-présidente de l’association, ils ont insisté sur la nécessité pour chacun d’informer ses proches de son souhait d’être (ou ne pas être) donneur d’organes.

Les élèves ont été très attentifs et touchés par ces interventions. Les témoignages poignants et captivants leur ont permis d’appréhender concrètement l’importance de ces dons. En France, chaque année, entre 5 000 et 6 000 personnes sont greffées, 66 000 personnes vivent aujourd’hui grâce à un don d’organe mais près de 11 000 sont encore en attente. 30 % des refus sont liés à la méconnaissance de la volonté du défunt.

Pour aller plus loin :
Agence de la bio-médecine
FRANCE ADOT
C’est quoi une greffe d’organes ?
Questions-réponses sur le don d’organes et la greffe
Clémence, greffée des poumons

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