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12 hommes en colère

mercredi 9 mars 2022, par Mme MARTIN

Les classes de 4ème ont assisté, lundi 14 mars, à la projection de "Douze hommes en colère" dans le cadre de Collège au cinéma.

New York, années 50, la journée la plus chaude de l’année. À l’issue d’une audience au palais de justice de New York, douze hommes sont amenés à statuer sur le sort d’un jeune homme d’origine modeste, accusé du meurtre de son père. Il encourt pour cet acte la peine de mort. Le verdict des jurés doit être rendu sous une seule condition : être pris à l’unanimité, en se fondant sur leur intime conviction.
Enfermés dans une pièce qu’ils ne peuvent quitter avant d’avoir pris une décision à l’unanimité, les jurés procèdent immédiatement à un vote. Onze votent coupable mais un juré refuse de se prononcer. Sommé de se justifier, ce juré explique qu’il a un doute, qu’il refuse de condamner un homme sans délibérer un minimum - même si les preuves semblent accablantes : la vie d’un homme mérite quelques heures de discussion. Seul contre tous, ce juré parvient à installer le débat, mais aussi le doute dans la conscience de chacun. Et si le jeune accusé ne méritait finalement pas la mort ? Et si sa culpabilité n’était pas si assurée ?

Sur la base du texte de sa pièce Douze hommes en colère, Reginald Rose propose à Sidney Lumet, jeune réalisateur s’étant fait un nom à la télévision américaine, de réaliser son premier film pour le cinéma. S’appuyant sur les contraintes du texte original — huis clos, abondance des dialogues, action réduite à son minimum — ainsi que sur un casting exceptionnel emmené par Henry Fonda, Sidney Lumet réussit avec ce premier film un coup de maître qui est devenu, au fil des ans, un classique de l’histoire du cinéma.

Ce film est l’occasion pour les élèves de s’interroger sur des notions-clés : celles de la présomption d’innocence, de la vérité, de la justice et de l’exercice de cette justice, celles des valeurs humaines, de la liberté de pensée... C’est aussi l’occasion d’évoquer le pouvoir du langage, de la communication (et parfois ses déviances) et les fondements du débat démocratique. Un grand moment de cinéma, à recommander, pour que chaque jeune s’interroge, ne se laisse pas influencer mais, au contraire, exerce son esprit critique pour devenir un citoyen éclairé.

Chacun des douze jurés est représentatif d’une certaine Amérique. Pas de femmes, encore moins de minorités (et pourtant, ces "Blancs" vont statuer sur le sort d’un homme de couleur), mais des classes sociales et des origines différentes. Sidney Lumet rend d’abord hommage à la justice de son pays, qui n’autorise l’envoi d’un homme à la mort que s’il est unanimement déclaré coupable. Il attaque la manière dont s’exerce parfois la justice et critique,, par exemple, l’incompétence d’un avocat commis d’office, non convaincu de l’innocence d’un « client » trop pauvre pour rémunérer un meilleur défenseur, ou encore la justice expéditive rendue par douze hommes pressés, qui n’ont pas envie de "perdre leur temps" et ne sont guère embarrassés par le risque d’une erreur judiciaire que rien ne pourrait réparer…

Une première approche de ces différentes thématiques en cours de Français sera suivie, dans un second temps, d’un travail en cours d’Education Morale et Civique, et d’une demi-journée au tribunal d’instance de Mâcon, qui permettra également aux élèves de découvrir les métiers de la justice.

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